L’Algérie et les États-Unis face à la guerre au Sahara occidental

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Domingo Garí

Profesor de Historia Contemporánea en la Universidad de La Laguna, Islas Canarias


La guerre au Sahara Occidental a conditionné les relations diplomatiques entre les États-Unis et l’Algérie. Les deux pays ont été les principaux soutiens des parties en conflit. Malgré les désaccords sur ce conflit et, en général, les problèmes dans tout le Moyen-Orient, les relations entre les deux pays ont été relativement fluides tout au long de l’histoire récente, jusqu’à la phase finale de l’administration Trump en raison des accords d’Abraham.

The war in Western Sahara has conditioned diplomatic relations between the US and Algeria. Both countries have been the main supporters of the disputing sides. Despite disagreements over this conflict and, in general, issues throughout the Middle East, relations between the two countries have been relatively smooth throughout recent history, until the final phase of the Trump administration due to the Abraham Accords.


le conflit du sahara occidental a occupé les principaux pays de la région nord-africaine de 1975 à nos jours, en particulier, le Maroc et l’Algérie, tous deux ont été impliqués, pour des raisons différentes, dans cette guerre de libération. Le Maroc en tant que pays agresseur et principal responsable du conflit, et l’Algérie en tant qu’allié, soutien important du Front Polisario.

L’influence des puissances européennes comme la France et l’Espagne a également pesé sur ce conflit régional, sans oublier le rôle joué par les Nord-Américains. Les États-Unis ont apporté leur soutien pour l’autre front, qui a permis au Maroc de consolider sa position. Cependant, les relations entre l’Algérie et le Royaume n’ont pas toujours été marquées par l’inimitié, comme une simple lecture pourrait le laisser entendre, ni par la mésentente.

L’Algérie est un pays clef pour la résolution du conflit. Elle a eu de bonnes et croissantes relations économiques avec les États-Unis. Mais l’Algérie est aussi un pays de référence pour le Tiers Monde, et cette condition doit être comprise comme un élément central. Pendant la guerre froide, Alger a accepté de négocier commercialement avec les États-Unis, mais pas au détriment des Sahraouis. Son rôle de premier plan parmi les pays non alignés a été renforcé par le soutien diplomatique, politique, économique et militaire au Front Polisario dès le début.

Selon la CIA, l’Algérie n’interviendrait pas dans une guerre contre le Maroc, ce qui l’intéresse c’est maintenir sa position à l’indépendance du Sahara et ce qui n’est pas sans problèmes avec ses voisins. Il pouvait soutenir sans grand coût financier une force insurrectionnelle qui affaiblissait son rival dans la région. De plus, l’Algérie a fait un usage intensif de sa diplomatie en faveur des Sahraouis, ce qui a également nui à Hassan II dans les enceintes internationales. Selon la CIA, en cas d’affrontement direct entre l’Algérie et le Maroc, la supériorité aérienne algérienne avec ses 200 avions de combat par rapport aux 40 du Maroc serait désastreuse pour le Maroc.

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