La diaspora algérienne, une aubaine non exploitée par l’Algérie

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Talbi Mouloud

Licencié en psychologie scolaire de l’Université d’Alger et diplômé comme chercheur en didactique et organisation scolaire de l’Université de Valencia (Espagne). Il est titulaire d’un D.E.A en didactique et organisation scolaire de l’Université de Valencia.


L’Algérie est un pays d ́émigration beaucoup plus avant son indépendance. L’émigration commence à la fin du XVIIIe siècle et au début du XXe siècle pour deux raisons, un d’ordre politique pour fuir l’injustice coloniale et l’autre d’ordre économique dans le but de l’amélioration des conditions de vie des candidats de notre communauté à l’émigration. Avec le temps, notre communauté est devenue très importante, par son nombre, par sa qualité et par son potentiel. Mais hélas, elle est complétement marginalisée et pas du tout reconnue à sa juste valeur. Pour rendre justice à notre diaspora d’une part et d’autre part pour rentabiliser les apports de cette diaspora au profit de l’Algérie ; nous proposons dans cet article un projet de statut pour la communauté algérienne établie à l’étranger afin qu’il soit débattu et amélioré pour son approbation postérieure par le parlement algérien.

Algeria is a country of emigration much more before its independence. Emigration began at the end of the 18th century and the beginning of the 20th century for two reasons, one political and that was to escape colonial injustice and the other economic with the aim of improving the living conditions of the candidates of our community to emigration. Over time, our community has become very large in number, quality and potential. But unfortunately, it is completely marginalised and not at all recognised for its true worth. To do justice to our diaspora on the one hand and on the other hand to make the contributions of this diaspora profitable for Algeria, we propose in this article a draft statute for the Algerian community established abroad so that it can be debated and improved for its subsequent approval by the Algerian parliament.


C’est à la fin du XVIIIe siècle et au début du XXe siècle que les algériens commenceront à émigrer ; pour d’un côté fuir l’injustice coloniale et de l’autre côté chercher de meilleures perspectives pour leur futur.

Actuellement la communauté algérienne établie à l’étranger par son nombre, sa qualité et son poids mérite d’être prise en considération ; sans oublier le rôle déterminant joué par celle-ci durant la lutte de libération nationale et bien avant donnant naissance au mouvement national.

La lutte, de notre communauté algérienne établie à l’étranger, pour l’instauration d’un état de droit en Algérie a été et l’est toujours constante. Preuve de cela, son extraordinaire mobilisation dès le début du Hirak jusqu’à nos jours. Mais hélas, les tenants du pouvoir algérien, l’ont toujours discriminée et marginalisée par peur des idéaux dont elle est porteuse et pour peur aussi de sa compétence.

La liste des griefs, retenus contre les tenants du pouvoir est très longue, cependant nous énumérerons les plus importants.

La stratégie des tenants du pouvoir algérien, c’est de soumettre la communauté algérienne établie à l’étranger ou de l’éloigner de son pays en la discriminant et en lui créant des embûches de toute sorte pour lui faire haïr le pays et la faire désister de le visiter l’empêchant ainsi de maintenir avec lui la relation naturelle que doit maintenir un citoyen avec son pays d’origine. La meilleure preuve de cela, sont les prix exorbitants des voyages pratiqués par les compagnies aériennes et maritimes desservant l’Algérie ; des prix qui ne répondent à aucune logique commerciale ou économique.

Allant dans la même stratégie d’empêchement de notre communauté de tenir un pied en Algérie avec l’acquisition du logement ADL, les tenants du pouvoir ont encore une fois excellé dans la discrimination de notre communauté algérienne établie à l’étranger en lui faisant payer le logement ADL entre huit millions de dinars 8 000 000, 00 de DA et à 12 000 000,00 DA douze millions de dinars, par contre pour les algériens vivant en Algérie le prix du logement est taxé pour eux entre 2 100 000,00 DA et 2 700 000,00 DA. Une telle décision est anticonstitutionnelle et aussi une flagrante violation des articles 26 et 35 de la constitution en vigueur.

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