Chers lecteurs,chers abonnés,

Christophe Reveillard ,

Vous tenez enfin entre vos mains le numéro 51 de notre revue Géostratégiques sur la Syrie.

Ainsi va la vie des revues qui voit un travail commencé postérieurement être pourtant publié avant ce numéro. Le numéro 52 sur la Russie fut bouclé plus facilement, plus rapidement, et c’est pourquoi l’inversion de la logique de publication ne vous a pas échappée et nous vous prions de bien vouloir nous en excuser.

Nous profitons cependant de ce littéral contretemps, pour vous dire combien le travail de recherche de l’Académie géopolitique de Paris, les enseignements de l’Institut international d’études stratégiques et la publication de la revue Géostratégiques sont des aventures humaines tout à la fois passionnantes et prenantes. Elles mobilisent l’activité de nombreux chercheurs, enseignants et d’hommes et de femmes provenant de tous les horizons professionnels de l’étude et de l’analyse International. Notre et leur motivation est intacte et le plaisir de travailler dans un environnement aussi propice à la recherche scientifique reste entier. Notre message s’adresse à tous ceux, étudiants, enseignants, professionnels des métiers de la stratégie et de la géopolitique, comme les consultants internationaux, les diplomates et les analystes mais également toutes les personnes intéressées à ne pas hésiter à nous contacter, nous faire librement des propositions pour nous permettre de « coller » encore davantage au projet d’origine de vous offrir le meilleur de l’analyse géostratégique et géopolitique des défis contemporains.

Ce numéro sur la Syrie reflète bien la substance de notre travail d’évaluation de la situation sur le terrain. Comme vous pourrez le constater, nos auteurs ont effectué un tour d’horizon au cœur des évolutions et tendances les plus marquantes de ces derniers mois. La guerre stricto sensu est devenu résiduelle et cela fait longtemps que le réduit des groupes islamistes et terroristes n’est plus un danger pour le gouvernement de Damas. À l’heure de la reconstruction et de la lente recomposition d’une société civile pacifiée, les relations entre tous les acteurs locaux, régionaux et mondiaux doivent être à nouveau définies. La prospective d’un travail diplomatique stratégique devient le nouvel enjeu prioritaire et décisif pour la considération du développement national syrien. Car, en effet, en plus de la présence de plus en plus nombreuse d’entreprises des pays émergents, de nombreux opérateurs occidentaux n’attendent que le feu vert de leurs chancelleries pour présenter au gouvernement de Damas leur projet d’investissement et leurs contributions au relèvement de l’économie syrienne. La nécessité de la prise en compte du rétablissement d’un ordre interne stable est le préalable au devoir de la communauté internationale d’aider la Syrie et à son peuple à tourner la page douloureuse d’une guerre dont les tenants et les aboutissants ont été très largement extérieurs au pays. Puisse la paix s’ancrer durablement au cœur d’un programme de reconstruction et de redémarrage du développement du pays associant le plus grand nombre des syriens, ceux restés sur place comme ceux expatriés.

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