Académie de Géopolitique de Paris Académie de
Géopolitique de Paris
Établissement d'enseignement supérieur privé
Géostratégiques 23.06.2026

Du gel stratégique à la convergence civilisationnelle : rôle de la diplomatie culturelle et de foi dans la reconstruction du nouvel ordre post-2026 dans le Golfe persique

La présence de bases militaires américaines dans les pays voisins de l’Iran a toujours été considérée comme l’un des principaux facteurs de tension dans l’ordre sécuritaire du Golfe persique. Avec la survenue des «...

Du gel stratégique à la convergence civilisationnelle : rôle de la diplomatie culturelle et de foi dans la reconstruction du nouvel ordre post-2026 dans le Golfe persique

Auteur : Dr. Zahra DAVARPANAH et Dr. Amir Masoud AHMADI

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Résumé : La présence de bases militaires américaines dans les pays voisins de l’Iran a toujours été considérée comme l’un des principaux facteurs de tension dans l’ordre sécuritaire du Golfe persique. Avec la survenue des « chocs géopolitiques de février 2026 » et l’agression contre les infrastructures stratégiques iraniennes, cette présence militaire a changé de nature, passant d’un « protecteur sécuritaire » à une « source de menace existentielle » pour les pays hôtes eux-mêmes. Cet article vise à expliciter la place de la diplomatie culturelle et de foi de la République islamique d’Iran et des États membres du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) dans l’atténuation des frictions géopolitiques et la sortie de l’impasse du « gel stratégique » dans la région du Golfe persique à la suite des bouleversements décisifs de février 2026. La présente recherche, mobilisant une méthode descriptive-analytique et s’inscrivant dans le cadre théorique du « constructivisme » de « l’École française » (l’humiliation chez Bertrand Badie) et de la « English School », analyse le passage de « l’angoisse ontologique » à la « sécurité endogène ». Les résultats de l’étude montrent que le modèle traditionnel de la « sécurité locative » (fondé sur les puissances extrarégionales) a perdu son efficacité dans l’espace post-choc de 2026, plongeant la région dans une crise d’identité et de sécurité. Dans cette perspective, l’article soutient que la diplomatie de foi iranienne, en se redéfinissant sous le paradigme d’un « islam civilisationnel » refusant le réductionnisme politique, cet essai repose sur l’hypothèse audacieuse selon laquelle le catalyseur pour sortir de l’impasse actuelle ne se trouve pas dans les chambres closes de la diplomatie officielle, mais dans « l’institutionnalisme multilatéral fondé sur le patrimoine » ; là où l’ICESCO et l’UNESCO peuvent ériger un pont civilisationnel sur les ruines issues du choc de 2026. Les résultats indiquent que la diplomatie culturelle et de foi n’est pas seulement un instrument de « soft power », mais une « nécessité géopolitique » pour la reconstruction de l’ordre régional. La proposition finale de l’article est de passer des logiques de bloc sécuritaire à une « organisation de convergence civilisationnelle » dans le Golfe persique, où les « liens civilisationnels et confessionnels » se substituent aux compétitions armementistes et à la dépendance à l’égard des acteurs extrarégionaux

Mots-clés : Diplomatie de foi, Golfe persique, Choc de 2026, Islam civilisationnel, Institutionnalisme multilatéral, Sécurité ontologique

Abstract: The presence of American military bases in countries neighboring Iran has always been considered one of the main sources of tension in the security order of the Persian Gulf. With the occurrence of the «February 2026 geopolitical shocks» and the aggression against Iranian strategic infrastructure, this military presence has changed in nature, shifting from a «security protector» to a «source of existential threat» for the host countries themselves. This article aims to elucidate the role of cultural and faith-based diplomacy by the Islamic Republic of Iran and the GCC member states in mitigating geopolitical tensions and breaking the impasse of the «strategic freeze» in the Persian Gulf region following the decisive upheavals of February 2026. Employing a descriptiveanalytical method and grounded in the theoretical frameworks of «constructivism,» the «French School» (including Bertrand Badie’s critique), and the «English School,» this research analyzes the shift from «ontological anxiety» to «endogenous security.» The study’s findings demonstrate that the traditional model of «locative security» (based on extra-regional powers) has lost its effectiveness in the post-2026 shock landscape, plunging the region into a crisis of identity and security. From this perspective, the article argues that Iranian faith-based diplomacy, by redefining itself under the paradigm of a “civilizational Islam” and transcending sectarian interpretations, can act as a unifying force. Rejecting political reductionism, this essay rests on the bold hypothesis that the catalyst for overcoming the current impasse lies not in the closed chambers of official diplomacy, but in “multilateral institutionalism based on heritage,” where ICESCO and UNESCO can build a civilizational bridge over the ruins left by the 2026 shock. The findings indicate that cultural and faith-based diplomacy is not merely an instrument of “soft power,” but a “geopolitical necessity” for the reconstruction of regional order. The article’s final proposal is to move from security bloc logics to an «organization of civilizational convergence» in the Persian Gulf, where «civilizational and religious ties» replace arms competition and dependence on extra-regional actors

Keywords: Diplomacy of faith, Persian Gulf, 2026 shock, Civilizational Islam, Multilateral institutionalism, Ontological security

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