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Actualités 16.10.2026

« Les libertés et les droits de l’Homme à l’aune de l’expansion du pouvoir techno-politique ».

Jure Georges VUJIC, docteur en géopolitique,  chercheur associé à l’Académie de Géopolitique de Paris, membre du Conseil scientifique de la revue Géostratégiques de l'AGP. En dépit de l’universalité proclamée, il convient de replacer la question...

« Les libertés et les droits de l’Homme à l’aune de l’expansion du pouvoir techno-politique ».

Jure Georges VUJIC, docteur en géopolitique,  chercheur associé à l’Académie de Géopolitique de Paris, membre du Conseil scientifique de la revue Géostratégiques de l’AGP.

En dépit de l’universalité proclamée, il convient de replacer la question des droits de l’homme dans le contexte politique, culturel mais aussi technopolitique du moment. Or, ces droits aujourd’hui sont menacés par l’expansion de la technopolitique,  un concept qui englobe l’influence et l’interaction entre les hautes technologies et les systèmes politique, mais qui implique aussi une nouvelle forme de gouvernance (que certains appellent la gouvernance numérique ou algorithmique). Elle concerne l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) pour influencer, voire manipuler les processus politiques et sociaux. Le gouvernement technopolitique constitue l’aboutissement d’un long processus de désessentialisation du politique, marquant la passage du « gouvernement de l’homme » vers le « gouvernement des choses », puis le gouvernement par la technique. Avec la technopolitique (un des aspects est illustré par la convergence bio-numérique) et l’expansion de l’intelligence artificielle, nous sommes au centre d’une révolution anthropologique, d’un bouleversement de notre rapport au monde, ce qui implique de repenser les droits de l’homme et les libertés fondamentales dans ce nouveau contexte anthropologique et civilisationnel. Notre sphère privée et notre for intérieur sont de plus en plus sollicités et accaparés par des stratégies de captation et de détournement de l’attention. Ainsi, les libertés publiques et privés se rétrécissent de plus en plus : intelligence artificielle, réseaux sociaux, implants cérébraux, satellites, métavers, bouleversent notre grille de lecture anthropologique classique. Le choc technologique et son impact sur les hommes constituent l’un des enjeux clés du XXIème siècle et un véritable défi pour l’avenir des droits de l’homme.

Les droits de l’homme, qui impliquent le respect de la liberté de conscience, de pensée et la conviction religieuse inhérents à la nature humaine, sont aujourd’hui pensés comme référence universelle par les organisations internationales, et s’ intégrent non seulement dans les rapports de force entre États, mais aussi au sein des sociétés civiles, qui sont une composante majeure de la géopoltique contemporaine. D’autre part, même si la déclaration universelle des droits de l’homme qui a été depuis sa naissance largement complétée par d’autres droits secondaires et dérivés, il ne faut pas oublier que les droits de l’homme proviennent aussi d’une certaine vision du monde, éminemment occidentalo-centrée, individualiste et rationaliste héritiée des Lumières, une odre à la fois sociale, juridique et mental, qui perscrit aussi des comportements des us et coutumes qu’il convient de respecter, sous peine d’être critiqué et parfois voir exclu du “cercle vertueux de la raison” et de la doxa officielle. C’est la raison pour laquelle, ils sont très souvent perçus dans les démocraties occidentales comme l’expression de la pensée dominante d’un « politiquement correct » qui n’est qu’un aspect d’une religion séculière que certains nomment la religion des droits de l’homme. En effet, les droits de l’homme peuvent être analysés dans le cadre de leur infaillibilité et de leur sacralisation comme une nouvelle forme de sotériologie, de religions séculières dans le sillage de la pensée de Thorstein Veblen et de Raymond Aaron (1). Dans la seconde moitié du XXe siècle, cette religion a très largement occupé le vide creusé en Europe occidentale, à la fois par l’effondrement de la pratique religieuse chrétienne et par l’implosion du communisme soviétique. Avatar de la religion de l’humanité,  dabs le sillage de la religion poostiviste d’Auguste Comte, le culte des droits de l’homme a remplacé depuis quelques décennies l’idéologie communiste dans son rôle d’utopie censée instaurer le règne du bien sur la terre. Dans cette nouvelle religion séculière, les droits de l’homme incarnent une promesse du royaume de Dieu sur la terre,  l’idéal d’une humanité réconciliée grâce à l’instauration d’une société égalitaire,  dans le cadre d’un monde nouveau entièrement cosmopolite et fondé exclusivement sur les droits des individus, émancipée de l’héritage de l’histoire, des identités des peuples et de tout enracinement communautaire.

À la suite de François Furet, l’historien américain Samuel Moyn (2) a constaté en 2010 dans La dernière Utopie“ que l’hégémonie de l’idéologie des droits de l’homme depuis les dernières déciennes du XXe siècle s’est édifiée sur les ruines des idéologies révolutionnaires. C’est de l’implosion des utopies antérieures qu’est née la «dernière utopie» que sont les droits de l’homme comme norme suprême censée faire advenir un monde meilleur. D’autre part, pour les peuples non européens, les droits de l’homme  sont de plus en plus perçus comme une volonté d’imposition du libéralisme occidental, de ses valeurs individualiste set économicistes, et comme perpétuation  d’un narratif néo-colonialiste. De la Chine à la Russie et le Sud global , en passant par de nombreux pays d’Afrique, mais également chez les mouvements conservateurs au sein des démocraties, la contestation est profonde et interroge sur la survie même de cet ordre des libertés fondé sur les équilibres de 1945.

Droits de l’âme et mondialialisation techno-marchande

D’autre part et en dépit de l’universalite et de l’inaliénabilité de ces droits, on assiste au cours de l’histoire à une prolifération de textes et de normes juridiques édictants de nouveaux droits et de libertés de la personne humaine au gré du contexte géopolitique, des rapports de forces et de diverses revendications issues de toute forme de minorités sociales, culturelles, sexuelles. . Néanmoins, un domaine fondamental des droits de la personne et qui est constamment remis en cause, n’a pas été appréhendé en matière de protection, c’est le domaine de l’âme avec sa dimension intime et spirituelle. En effet, condition essentielle et attribut de la dignité humaine, le respect du for intérieur de l’âme humaine est l’un domaine  qui est le plus souvent baffoué par la technologie invasive et toute puissante, l’ingénierie sociale, le conditionnement médiatique, la profusion informationnelle, et surtout à l’ère des réseaux sociaux et d’Internet par les stratégies de capture et de détournement de l’attention. En effet, tout comme le sont les libertes de pensee et d’expression, on devrait se poser la question de la protection du droit le plus vulnérable et intime de l’être, qu’est le for intérieur et le droit de l’âme  mériterait d’être un droit imprescriptible comme le suggère Nicolas Gomez Davila. (3)

En effet, l’inviolabilité du for intérieur est constamment remis en cause par la nouvelle société de traces numériques dans laquelle nous vivons , laquelle nie la possibilité de l’oubli, de la discrétion voir du secret d’une vie intérieure. En effet L’impossibilité de supprimer et de manipuler abusivement les traces numériques sucite aujourd’hui les plus grandes craintes. En effet, dans le monde du numérique, il n’existe plus de document principal et de copies, mais une constante fragmentation des contenus, dans laquelle l’information s’adapte à chaque condition de lecture et d’écriture. L’entité numérique collecte les traces que laissent nos connexions : requêtes, téléchargements, géolocalisations, achats, mais aussi des contenus produits, copiés, récupérés… Tout cela a créé une forme fragmentée de notre identité numérique dispersée à travers les réseaux. Les opérateurs, les détaillants, les moteurs de recherche et l’intelligence artificielle en savent plus sur notre comportement numérique que nous, car ils ont la capacité d’archiver, de faire des références croisées et de modéliser. Il n’y a pas si longtemps, le philosophe tchèque Jan Patocka, développait dans son livre „L’Europe après l’Europe“ ( 4) , la thèse selon laquelle nous vivions dans le monde de l'”après Europe”, que Patocka situe dès la fin de la Première Guerre mondiale. Une Europe dévoyée spirituellement par la « mondialisation marchande » et « l’ère planétaire ». S’interrogeant sur l’héritage européen, Patocka constate avec raison que l’Europe a renié son identité originale et sa vocation première – celle du « soin de l’âme » – en reprenant ce thème socratique, le sacrifiant à l’adoption généralisée et démesurée du seul calcul de la puissance et les reliquats de sa suprématie déchue. La post-Europe est à l’image de cette post-humanité expérimentale, qui – au nom du progrès infini, des chimères transhumanistes, du marché et du capital – réifie le monde et les peuples en valeur d’échanges.

Juridicisation et droits de l’homme

Ainsi, lors des commémorations successives de la déclaration des droits de l’homme il convient de prendre conscience de cette maladie de la démesure, de l’hybris économique et marchand, de l’hyperindividualisme libéral qui boulversent profondément les fondements d’une authentique liberté de l’âme humaine, D’autre part, les démocraties occidentales même si elles sont largement en avance sur la défense et le respect des droits de l’homme avec un nombre conséquent et des textes juridiques et conventions internationales protectrices par rapport aux autres pays aux régimes autoritaires ou totalitaires, ne sont pas infaillibles et sujettes à des dérvies néototalitaires. Je citerais dans ce sens le cinquantième anniversaire de l’œuvre bien connue d’Alexandre Soljenitsyne L’Archipel du Goulag (1973), qui a passé huit ans au goulag pour avoir clairement dénoncé le stalinisme, et lequel permet de questionner son héritage aujourd’hui dans l’état actuel de la liberté d’expression et d’opinion. dans le monde. Cet anniversaire coïncide également avec la commémoration du discours de Soljenitsyne « Le déclin du courage » de 1978, qu’il a prononcé à l’Université de Harvard, et dans lequel il a appelé à la vigilance et au courage face aux menaces qui pèsent sur la liberté d’expression en Occident. Selon Soljenitsyne, même si l’Union soviétique était un État totalitaire, l’Occident aujourd’hui pêche par excès de juridicisme sans âme, alors que les médias sont devenus la force la plus importante des pays occidentaux, dépassant les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.

Soljenitsyne estime que l’Occident a céde au péché d’orgueil en voulant toujours s’ériger en modèle dominant. Cette prétention à l’universalité peut se révéler dangereuse, pour peu que d’autres la perçoivent, au mieux comme idéologique, au pire comme un sentiment de supériorité, voire, de manière paradoxale, comme une forme d’utopie qui cousine sous certains aspects avec le communisme. Soljenitsyne parle de liberté pervertie tandis qu’à l’inverse les excès de bienveillance encouragent de mauvaises actions, les droits étant davantage affésés que les devoirs, au point de favoriser la criminalité et l’angélisme pénal. C’est bien ce normativisme et cette légifération galopante qui régit la liberté d’expression  qui est au centre de la critique fameuse de Philippe Muray dans “L’Envie du Pénal” (6), qu’il décrit comme cette pulsion judiciaire qui investit tous les pans de la société contemporaine.

Il convient de rappeler que les droits de l’homme ne sont pas historiquement   la seule invention l’Occident. En effet, L’idée selon laquelle les hommes possèdent des droits inhérents est ancrée dans beaucoup de cultures et traditions anciennes. Maints exemples de guides et de codes d’usages influents confirment que les valeurs contenues dans les droits de l’homme ne sont ni une « invention occidentale », ni une avancée du 20ème siècle. Les droits de l’homme sont une réponse aux besoins humains universels et à la quête de justice. Toutes les sociétés humaines ont des idéaux et des systèmes qui permettent de garantir la justice, que ce soit dans la tradition orale ou écrite, même si toutes ces traditions n’ont pas survécu. Il peut citer Le code d’Hammourabi en Babylonie (Irak, environ 2000 av. J.-C.) fut le premier code juridique écrit, à l’instigation du Roi de Babylone. Il était destiné « à faire régner la justice dans le royaume, à destructuri les mauvais et les violents, à empêcher les forts d’opprimer les faibles… à éclairer le pays et à promouvoir le bien-être du peuple », La Charte de Cyrus (Iran, vers 570 avant JC), rédigée par le Roi de Perse pour le peuple de son Royaume, reconnaissait les droits à la liberté, à la sécurité, à la tolérance religieuse, à la liberté de mouvement, à l’interdiction de l’esclavage, ainsi que certains droits économiques et sociaux. Au coeur des enseignements de Confucius (environ 500 av. J.-C.) se trouve le concept de compassion et d’amour de l’autre. Confucius disait : « Ce que tu ne veux pas que l’on te fasse, ne le fais pas aux autres ».

Le paradoxe de la situation contemporaine est évident : jamais la rhétorique des droits de l’homme n’a été aussi présente mais aussi, jamais elle n’a été autant bafouée. Pourtant, la réalité internationale aura rarement été aussi sombre. Pour reprendre la formule de Hannah Arendt, même les “sans-droits ont des droits”. Mais ces attentes et cette mobilisation populaire ont aussi produit des effets pervers : les droits de l’homme sont devenus le nouvel idiome des gouvernements pour justifier leurs positions et leurs actions en matière de politique étrangère. Cette instrumentalisation à pris diverses formes. L’exemple paradigmatique – mais loin d’être isolé – fut celui de du paradigme néoconservateur  de la „nation building“ et de l’exportation de la démocratie au Moyen orient par l’administration néoconservatrice Bush, justifiant les moyens parfois indignes de la lutte antiterroriste au nom de la défense et de la promotion de la démocratie et des droits de l’homme. Cette instrumentalisation a été d’autant plus facile à effectuer que les gouvernements utilisent les droits de l’homme à géométrie variable, privilégiant certains au détriment d’autres, selon leurs intérêts du moment et leur idéologie. C’est ce qui explique à la fois le succès et l’ambiguïté des droits de l’homme.

Technopolitique et droits de l’homme

D’autre part, en dépit de l’universalité proclamée, il convient toujours de remplacer les droits de l’homme dans le contexte politique, culturel mais aussi technopolitique du moment. Or ces droits subissent aujourd’hui de nombreuses violations beaucoup plus diffuses et indolores dans le cadre de l’expansion de la technopolitique. La technopolitique est un concept qui englobe l’influence et l’interaction entre la téchnologie et les systèmes politiques (7).. Elle concerne l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) pour influencer, voire manipuler, les processus politiques et sociaux. La gouvernement technopolitique et l’aboutissement d’un processus de dé-substantialisation du politique, marquant la passage de gouvernemnet de l’homme vers le gouvernement des choses puis le gouvernement par la technique.

Dans ses écrits polémiques, notamment dans La France contre les robots (1947), Georges Bernanos (8) utilise la métaphore des robots pour dénoncer une société en voie de déshumanisation, où l’homme devient lui-même machine, soumis à la technique, aux systèmes, et à une rationalité froide qui écrase la liberté intérieure. En effet, selon lui, La perte de la liberté individuelle correspond à un effacement de la conscience morale au profit de l’efficacité et de la raison instrumentale. On constate qu’aujourd’hui avec les dernières technologies, numériques, que le robot et les dernieres declinaisons en Intelligence Artificielle eont devenus une réalité technique concrète dans le domaine du travail, de la science, le domaine militaire. Le progrés technologique, loin d’être un simple progrès matériel, constitue une transformation profonde anthropologique  de la condition humain, car il modifie notre rapport au monde, aux autres et à nous-mêmes. Dès lors,  se pose la question fondamentale de la conciliation entre la puissance croissante de la technologie avec la préservation des libertés individuelles et collectives. La technologie, pensée en terme de vecteur d’émancipation, prolongeant les capacités humaines, et libérant du travail pénible, facilitant l’accès au savoir (comme l’écrivait Francis Bacon, « savoir, c’est pouvoir »)  peut aussi par instrumentalisation et excès se transformer en en instrument d’aliénantion et de contrôle.

La vision technoptimiste qui fait de la technique un instrument d’émancipation peut cependant se heurter à des limites à la fois politiques, sociétales et anthropologiques. Ce pouvoir diffus qui se développe sur une base capillaire dans les relations sociales, (Michel Foucault parlait de pouvoir omniprésent »)permet une traçabilité et une prévisibilité permanente des individus. En effet loin d’être de simples moyens de communication et d’interaction, les réseaux sociaux, permettent d’orienter aussi les comportements à travers des stratégies de captation et de détournement d’attention. La technologie n’a jamais été neutre car elle participe en soi à un ensemble de valeurs et des finalités et véhicules une certaine vision du monde. Comme le constait Jacques Ellul (9), “la technique n’est pas seulement un ensemble de moyens, mais un milieu qui façonne nos comportements”. L’un des plus grands défis de notre société contemporaine à l’eaune des nouveaux progrès de l’Intelligence artificielle sera celui de concilier le progrès technologique en passant par le droit et la régulation (protection des données), avec la sauvegarde des libertés individuelles et du respect de la vie privée. L’ensemble implique aussi une redéfinition d’une forme d’éthique de la responsabilité, tant du côté des concepteurs que des utilisateurs.

L’expansion contemporaine de la technologie ne se limite pas à la transformation de l’environnement extérieur, social et professionnel, et ayant largement colonisé l’imaginaire des individus et des collectifs, elle tend désormais à pénétrer l’espace de l’existence humaine plus l’intimité, le sanctuaire intérieur du silence, de la réflexion et de la liberté intérieure, auquel associe traditionnellement l’âme. Le for intérieur suppose un espace de retrait, une capacité à se soustraire au flux du monde pour se retrouver soi-même. Or, l’environnement numérique tend à saturer ce silence. Cette dimension invasive de la technologie numérique qui procède par une surproduction et une hypertrophie de notifications, de flux continu d’informations, de sollicitations permanentes concourt à empêcher cette intériorité de se déployer. En effet, l’accélération technologique qui présuppose une domination du “temps réel” rend ce repos toujours plus difficile, voire suspect. En plus des objectifs de distraction ludique , les technologies numériques  orientent et façonnent la vie intérieure, en sélectionnant les contenus auxquels nous sommes exposés, influencent nos désirs, nos opinions et jusqu’à notre imaginaire.C’est en ce sens, que  Bernard Stiegler parlait d’une « captation de l’esprit » (10), où l’attention et la mémoire sont externalisées et exploitées. C’est dans cet contexte d’accaparement de la vie interieure, que l’âme, risque de perdre son autonomie pour se transformer en produit dérivé de flux informationnels.

Hannah Arendt distinguait la vie active de la vie contemplative, rappelant que la seconde est indispensable à la liberté humaine, car sans espace de réflexion et de recul, l’homme devient prisonnier de l’immédiateté. En effet, la transformation technologique et anthropologique contemporaine  pose une question essentielle : l’intériorité peut-elle survivre dans un monde d’hyperconnexion et de sollicitation permanente ?

Bibliographie

1. Aron,  Raymond, L’avenir des religions seculieres, Commentaire (Revue), 1985, Vol 8, Num 28-29, pp 369-383

2. Moyn Samuel, The las Utopia, Les droits de l’homme dans l’histoire, Belknap Press : An Imprint of Harvard, 2010

3. Davila Gomez, Nicolas, Les Horreurs de la démocratie – Scolies pour un texte implicite, Un Ange captif du temps Franco Volpi, Samuel Brussell, Anatolia Editions du Rocher 2003

4. Patocka, Jan, L’Europe après l’Europe, Verdier, Paris, 2007

5. Soljenitsyne, Alexandre, « Le déclin du courage » de 1978, le goût des idées, 2022

6. Muray, Philippe “L’envie du pénal” (“Exorcismes Spirituels I”), Les Belles lettres, 1997

7. Mahlla, Asma, Technopolitique: comment la technologie fait de nous des soldats, Paris, Le Seuil, 2024

8. Bernanos, Georges, La France contre les robots, , Robert Laffont, Paris, 1947

9. Ellul, Jacques, Le Système technicien, Paris, Le Cherche midi, 2012

10. Stiegler, Bernard, Economie de l’hypermatériel et psychopouvoir. Entretiens avec Philippe Petit et Vincent Bontems, Mille e tune nuits, Paris,2008.

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