LA QUESTION DE LA MASSE MILITAIRE
S.E.M. Jure VUJIC[1]
Résumé : Dans le contexte du conflit en Ukraine, la Russie renforce sa présence militaire près de la frontière finlandaise, désormais membre de l’OTAN, et en réponse l’OTAN renforce sa présence militaire dans les pays de l’Est. La menace russe perçue par les pays occidentaux serait selon eux dirigée vers les États baltes, séparés de la Pologne par le corridor de Suwałki, une zone stratégique cruciale. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte plus large de rivalités géopolitiques dans l’Arctique, où des exercices militaires conjoints entre les États-Unis, la Finlande et l’OTAN simulent des conflits avec la Russie, qui considère également cette zone comme stratégique pour sa défense. Historiquement, la Grande Guerre du Nord (1700-1721) entre Suède et Russie illustre l’importance stratégique de la masse militaire, un principe toujours pertinent aujourd’hui, et la question reste ouverte de savoir si les récentes concentrations de troupes russes annoncent une nouvelle Grande Guerre du Nord. La guerre en Ukraine montre que, malgré les avancées technologiques, la quantité de troupes et d’équipements reste cruciale. Toutefois, le succès militaire dépend toujours de multiples facteurs, dont la stratégie, le leadership, l’entraînement et le moral des troupes, notamment dans des conflits prolongés. L’OTAN mise pour sa part sur l’automatisation et les drones pour compenser son manque de masse militaire.
Mots-clés : Arctique, Guerre d’Ukraine, Russie, Finlande, OTAN, Corridor de Suwałki, Géopolitique, Géostratégie, Défense, Grande guerre du Nord, Guerre d’attrition, Technologie, Automatisation, Drones, Masse militaire.
TOWARDS A NEW GREAT NORTHERN WAR ?
THE QUESTION OF MILITARY MASS
Abstract : In the context of the conflict in Ukraine, Russia is strengthening its military presence near the border with Finland, now a NATO member, and in response, NATO is strengthening its military presence in Eastern Europe. The Russian threat perceived by Western countries is, according to them, directed towards the Baltic states, separated from Poland by the Suwałki Corridor, a crucial strategic area. This dynamic is part of a broader context of geopolitical rivalries in the Arctic, where joint military exercises between the United States, Finland, and NATO simulate conflicts with Russia, which also considers this area strategic for its defense. Historically, the Great Northern War (1700–1721) between Sweden and Russia illustrates the strategic importance of military mass, a principle still relevant today, and it remains an open question whether recent Russian troop concentrations herald a new Great Northern War. The war in Ukraine shows that, despite technological advances, the quantity of troops and equipment remains crucial. However, military success still depends on multiple factors, including strategy, leadership, training, and troop morale, especially in protracted conflicts. NATO, for its part, is relying on automation and drones to compensate for its lack of military mass.
Key words : Arctic, Ukrainian War, Russia, Finland, NATO, Suwalki Corridor, Geopolitics, Geostrategy, Defense, Great Northern War, War of Attrition, Technology, Automation, Drones, Military Mass.
La bataille de Narva (1700)[2]
ALORS QUE LES COMBATS ENTRE LA RUSSIE ET L’UKRAINE se poursuivent sur le front de l’Est dans le Donbass (région de Donetsk) avec des pertes considérables dans les deux camps, la Russie, selon les dernières analyses de renseignement, renforcerait dans les derniers mois sa présence militaire à proximité de la frontière avec la Finlande, un des deux derniers qui – avec la Suède – a rejoint l’OTAN.
En effet, l’installation de nouveaux entrepôts pour véhicules militaires ou serviteur d’abris pour les avions de chasse comme dans la région de Petrozavodsk, ont été identifiés par des images satellites. Au nord du cercle polaire, Severomorsk-2, une base d’hélicoptères, est en cours de rénovation. Fermée en 1998, cette base a été réactivée en 2022.
Même si la situation n’est pas comparable à celle de février 2022 avant le déclenchement de « l’opération spéciale » en février 2022, lorsque la Russie avait procédé à une forte concentration de troupes, cette activité militaire s’accumulant le long de la frontière finlandaise avec un développement des infrastructures militaires, semble présager une possibilité de concentration de troupes russes vers le front occidental.
De son côté, l’OTAN renforce dans la partie orientale de son territoire sa présence militaire en établissant des groupements tactiques multinationaux en Bulgarie, en Estonie, en Hongrie, en Lettonie, en Lituanie, en Pologne, en Roumanie et en Slovaquie. Ils ont également envoyé un plus grand nombre de navires, d’avions et de soldats sur tout le flanc est de l’OTAN. En juillet 2024, la Lettonie est devenue le premier pays à renforcer la présence avancée de l’OTAN sur son sol en formant la brigade multinationale de l’OTAN – Lettonie. En mai 2025, l’Allemagne a officiellement inauguré la brigade multinationale qu’elle dirige en Lituanie. En effet, l’Alliance estime que la menace d’une potentielle invasion russe au cours des cinq prochaines années se concentre aux États baltes qui, bien que proches d’autres pays de l’Alliance, sont séparés de la Pologne à l’ouest par le corridor de Suwałki. Cette bande de terre, longue d’à peine 65 kilomètres, relie l’exclave russe de Kaliningrad de la Biélorussie, un État de facto vassal de Moscou. Ce corridor se trouverait au cœur de l’opération militaire russe en cas d’attaque des États baltes.
Pour Moscou, et dans le cadre de sa « stratégie de verrouillage de ses frontières », il s’agit d’une zone hautement stratégique pour la défense de la région de Saint-Pétersbourg alors que la frontière avec la Finlande, de plus de 1 300 km, est la plus longue ligne de contact entre l’OTAN et la Russie. Ainsi, la Russie renforce ses capacités militaires sur cette frontière, afin de s’assurer d’une défense solide et en cas d’entrée en guerre avec l’OTAN et avec les pays baltes, elle entend verrouiller la péninsule de Mourmansk où sont stationnés les forces nucléaires russes et la flotte du Nord qui serait automatiquement attaquée par la Finlande. Ce renforcement des infrastructures militaires russes à la frontière occidentale s’inscrit également dans le cadre plus large des rivalités géopolitiques dans l’Arctique entre la Russie, l’Europe et les États-Unis.
Récemment, les armées américaines et finlandaises ont organisé un exercice militaire conjoint de grande envergure dans cette région en simulant un conflit avec la Russie. En novembre, des milliers de soldats de l’OTAN ont participé à un exercice d’artillerie à grande échelle dans l’arctique finlandais. En effet, le potentiel économique de l’Arctique, avec l’ouverture de nouvelles routes maritimes, est au centre des enjeux géostratégiques qui ont redonné à l’Atlantique nord, à l’Arctique et à la mer Baltique l’importance stratégique qu’ils avaient au temps de la guerre froide.
Le contrôle de la Baltique au centre de la Grande Guerre du Nord
Il est vrai que pour la Russie l’intérêt stratégique de cet espace arctique et de la mer Baltique est une constante dans sa doctrine militaire et géopolitique, ce qui explique cette redistribution de la masse militaire russe vers la frontière Nord-Ouest le long de la frontière finlandaise.
Cette continuité stratégique a été à maintes fois confirmée par l’histoire et trouve une illustration parfaite dans la Grande Guerre du Nord, qui se déroula de 1700 à 1721 entre la Russie et la Suède, sous le règne de Pierre Ier de Russie (Pierre le Grand)[3]. Il convient de rappeler que l’une des principales causes de la guerre était le désir de Pierre le Grand d’acquérir un territoire sur la mer Baltique et d’avoir accès à la mer Noire. De nombreuses batailles eurent lieu pendant 21 ans, et la Russie vainquit finalement la Suède à la bataille de Poltava en 1709, bien qu’un traité de paix formel n’ait été signé qu’en 1721. Après l’échec russe du siège de Narva, face aux armées suédoises de Charles XII, Pierre le Grand dut reconstruire et réorganiser son armée, et c’est bien le nombre et la masse militaire qui fut à l’origine de la victoire russe à la bataille de Poltava (Ukraine actuelle) en 1709, qui fut une bataille décisive de la Grande Guerre du Nord[4].
Ironie de l’histoire, aujourd’hui, c’est la ville de Narva qui est au centre de l’attention de l’Occident, et qui pourrait servir d’alibi à l’entrée des troupes russes sur le territoire et l’Estonie. C’est pourquoi, parallèlement à l’acquisition récente des HIMARS, l’Estonie a lancé des exercices de défense et d’évacuation à grande échelle, baptisés KILP, dans le comté d’Ida-Viru, sa région la plus à l’est, frontalière de la Russie. Ces exercices simulent un soulèvement local qui dégénère en un conflit plus large.
La question de la masse militaire à la lumière de la guerre en Ukraine
Depuis Sun Tzu, Carl von Clausewitz, Edward Luttwak, jusqu’à nos jours, de nombreuses stratégies ont montré l’importance du principe de masse dans la guerre, la capacité de regrouper ses forces et ses ressources pour remporter la victoire. On se souvient de Napoléon, pour lequel la force stratégique résulte de : « la masse multipliée par la vitesse ». Bien sûr, bien qu’elle soit souvent justifiée comme favorisant la qualité de la haute technologie par rapport à la quantité, la réduction de la « masse » opérationnelle reste préoccupante. Par exemple, la guerre en Ukraine suggère que les plateformes de combat restent vulnérables dans une guerre de haute intensité. La Russie elle-même pourrait en témoigner : selon les forces armées ukrainiennes, l’armée russe pourrait avoir perdu 1500 chars, 3600 véhicules blindés, 750 pièces d’artillerie et 210 avions entre le début de l’invasion et la fin du mois de juin 2022.
Le conflit de haute intensité en Ukraine, qui combine des éléments conventionnels parfois archaïques de guerre de tranchées classique avec une guerre dronique de haute technologie, démontre aussi l’importance des capacités humaines et du volume des armes engagées pour la prise de contrôle des territoires. On assiste également à la démonstration de la force destructrice du rouleau compresseur russe, de son fameux « hachoir à viande » engagé dans les batailles avec sa capacité de renouvellement des fantassins, grâce à un réservoir humain important. L’Europe a pris conscience de sa défaillance et de sa faiblesse en matière de masse militaire, qu’elle essaie tant bien que mal de résorber avec des plans de financement et de production accumulés. La guerre en Ukraine démontre aussi le taux élevé de consommation des armes et la nécessité de tenir de façon constante une production industrielle d’armes et de munitions des deux côtés, ainsi que sur la nécessité de passer à une « économie de guerre » pour faire face à ces problèmes.
N’oublions pas que depuis les thèses stratégiques du maréchal Toukhatchevski, qui a pris l’avantage sur Alexandre Svétchine[5] dans l’État-major russe de l’époque (entre-deux guerres mondiales), qui prônait la neutralisation de l’ennemi par la sidération et sa désorganisation dans la profondeur, la Russie a une longue tradition stratégique attritionnelle, avec une capacité de mobilisation et de concentration de la masse militaire sur le temps long.
Après, l’échec de l’opération russe de février-mars 2022 en Ukraine, qui comptait sur une guerre de mouvement rapide destinée à prendre le contrôle de Kiev et la séparer en tant que centre politique de leur armée stationnée dans le Donbass, a succédé une longue guerre d’attrition menée par la Russie avec une forte consommation d’hommes et de matériel. Selon les estimations, les forces russes dans le Donbass s’appuient sur une capacité d’au moins 100 000 obus par jour. Même si l’armée ukrainienne est techniquement et tactiquement supérieure avec une grande capacité d’adaptation, cette supériorité ne se concrétise pas dans la masse indispensable pour obtenir des victoires rapides. Les guerres de l’avenir seront inexorablement des guerres à distances, par intermédiaires « proxy » et sont condamnées à passer par l’attrition, avec l’utilisation accumulée de drones et satellites conjuguée avec un duel d’artillerie de toutes portées. Néanmoins, l’issue des guerres d’usure dépendra de la capacité à mobiliser pendant toute la durée d’une longue confrontation, ainsi que de la résolution et du moral des masses militaires.
Bouclier technologique et masse paralysante
La haute technologie militaire, les systèmes d’armes représentés et les technologies de communication, la révolution robotique et dronique dans le domaine militaire, ont bouleversé la façon de penser et de préparer la guerre, et elle constitue un facteur décisif de supériorité opérationnelle des armées modernes, mais elle ne peut à long terme, dans le cadre d’une guerre d’attrition de longue durée, supplanter l’élément humain, le nombre et la masse militaire. C’est une des raisons pour lesquelles, les nouvelles stratégies et doctrines occidentales évoluent vers une approche opérationnelle « High-Low Mix », assurant l’équilibre entre la masse et la technologie. Le bouclier technologique, qui constitue aujourd’hui la dissuasion des armes nucléaires, ne constitue pas un remède miracle inhibiteur des agressions extérieures, et même si les progrès technologiques font procurer l’avantage de l’attaquant au défenseur, il ne faut pas sous-estimer l’importance de la masse militaire et le volume des armes, surtout dans les « guerres longues ».
La technologie est donc devenue un autre facteur crucial de supériorité opérationnelle des armées modernes. Les systèmes d’armes retenus et les technologies de communication peuvent offrir des avantages considérables sur le champ de bataille. Ces technologies peuvent améliorer la précision et la portée des armes, fournir une meilleure connaissance de la situation et permettre des temps de réaction plus rapides. En fin de compte, le succès militaire dépendra toujours d’une série de facteurs, notamment la stratégie, le leadership, l’entraînement et le moral. Une armée technologiquement avancée qui ne possède pas ces autres qualités peut être désavantagée par rapport à un adversaire plus cohésif et motivé, même si elle dispose d’un volume de forces plus important.
Le concept de masse est au cœur de la stratégie, celle-ci étant l’art de bien diriger les masses sur le théâtre de la guerre. La question du dilemme entre masse et technologie donne lieu à de nombreux débats et divise la pensée stratégique. Clausewitz et Liddle Hart s’opposent sur la masse. Pour le premier, « le surnombre est le principe général de la victoire, tant dans la stratégie que dans la tactique ». Le second juge le simple facteur quantitatif insuffisant pour emporter, à lui seul, la décision. Pour le général Pierre-Marie Gallois, pendant la guerre froide, « seuls comptent l’état des arsenaux et la stratégie des moyens »[6].
Afin de réduire le phénomène d’attrition et d’épuisement des ressources humaines dans les conflits de haute intensité, certains analystes proposent d’optimiser le rapport entre masse brute et masse opérationnelle, afin d’aboutir à une meilleure synchronisation des effets militaires à un point décisif. Même si l’on assiste à de profondes ruptures dans les paradigmes de sécurité du XXIème siècle, avec les défis de l’intelligence artificielle (IA), de la robotisation, de la biotechnologie, des armes hypersoniques et des armes à énergie dirigée, il ne faut pas sous-estimer, dans le contexte des guerres de longue durée, l’importance des facteurs cognitifs, psychologiques et moraux, et le degré de motivation de la masse militaire. D’autre part il faudra prendre en compte des pondérables des cultures militaires sur la manière dont les opérations sont conçues et mises en œuvre, et de leur capacité à s’adapter aux environnements hybrides et complexes.
La masse n’a pas seulement une dimension opérationnelle au sens de masse brute mais, comme l’a démontré Elias Canetti[7], elle a indéniablement une dimension psychologique, puisqu’elle procure un sentiment d’infaillibilité émotionnelle, et peut provoquer de par son volume et sa capacité à se renouveler, un effet de sidération (tout comme c’est le cas dans la guerre de tranchée en Ukraine) et un effet de paralysie tragique. En effet, la « masse double » génère la conscience d’appartenance à une masse opposée à une autre, autrement dit la conscience identitaire collective ; ce que Canetti[8] appelle la conscience identitaire stratégique. En effet, cette paralysie générée par le gaspillage des vies humaines et de l’offensive permanente, serait paradoxalement à l’antipode de la conception qu’ont les grands stratèges tels que J.F.C. Fuller et Liddell Hart de la paralysie stratégique, laquelle sous-entend un principe d’économie des forces militaires :« La victoire la plus décisive n’a aucune valeur s’il a fallu que la nation se saigne à blanc pour l’obtenir ».
Bien sûr, le contexte historique et militaire de la Grande guerre du Nord, qui opposait la Suède à la Russie de Pierre le Grand, était bien différent de la configuration contemporaine des guerres à distance de haute intensité, à la fois conventionnelles et technologiques (satellitaires et drones). Néanmoins, cette Grande guerre du Nord, qui s’est déroulée sur une longue durée de 21 ans, ponctuée par une succession de batailles et de campagnes, n’a pas échappé au phénomène d’attrition et au facteur décisif de la mobilisation de la masse.
À l’heure actuelle, personne ne sait si les dernières concentrations de troupes de l’armée russe et la construction de véritables villes-garnison le long de la frontière russo-finlandaise constituent les signes avant-coureurs de verrouillage des frontières ou de préparatifs d’une Nouvelle grande guerre du Nord, dont la Russie est sortie victorieuse grâce à la supériorité en nombre de son armée. L’Occident semble prendre la menace au sérieux et renforce sa présence militaire dans la région, en misant cette fois-ci, grâce aux drones mis à la robotique, sur l’automatisation des forces militaires, capable de pallier à la faiblesse de sa masse militaire.
Références :
– Canetti Elias, Masse et puissance, Paris, Gallimard, 1986 (1ère parution en 1966), 532 p.
– Frost Robert I., The Northern Wars : War, State and Society in Northeastern Europe, 1558-1721, Harlow, Pearson Education Limited, 2000, 417 p., lien : https://prussia.online/Data/Book/th/the-northern-wars/Frost%20R.%20The%20Northern%20Wars.%20War,%20State%20and%20Society%20in%20Northeastern%20Europe,%201558-1721%20(2000)%20v2,%20OCR.pdf (consulté le 3 juillet 2025).
– Géré François, Dictionnaire de la pensée stratégique, Paris, Larousse, 2000, 318 p.
– Heller Michel, « 3 – La Guerre du Nord », dans Histoire de la Russie et de son Empire, Paris, Perrin, 2015, pp. 619-659 (1504 p.), lien : https://shs.cairn.info/histoire-de-la-russie-et-de-son-empire–9782262064358-page-619?lang=fr (consulté le 3 juillet 2025).
– Joxe Alain, « Canetti stratège : la peur de l’autre, la guerre et la démocratie », dans Austriaca : Cahiers universitaires d’information sur l’Autriche, N°61, 2005, pp. 29-35, lien : https://www.persee.fr/doc/austr_0396-4590_2005_num_61_1_4485 (consulté le 3 juillet 2025).
– Kotzebue Alexandre (von), Bataille de Narva 1700 (peinture historique), 1850, lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Narva_(1700)#/media/Fichier:Battle_of_Narva_1700.JPG (consulté le 3 juillet 2025).
– Lastours Sophie (de), Toukhatchevski, le bâtisseur de l’Armée rouge, Paris, Albin Michel, 1996, 336 p.
– Toutain Xavier, « Retour de la haute intensité : comment résoudre le dilemme entre masse et technologie ? », dans Revue Défense Nationale, N° Hors-série, 2021/HS4, pp. 15-28, lien : https://shs.cairn.info/revue-defense-nationale-2021-HS4-page-15?lang=fr&tab=resume (consulté le 3 juillet 2025).
[1] Géopoliticien franco-croate, directeur de l’Institut de géopolitique et de recherches stratégiques de Zagreb (Croatie), membre du Conseil scientifique et chercheur associé à l’Académie de Géopolitique de Paris, contributeur de la revue Géostratégiques, ministre plénipotentiaire à l’Ambassade de Croatie en France. Il est notamment l’auteur de Le Géoconstructivisme. L’art de faire et de défaire les États (éd. de l’Académie de Géopolitique de Paris) publié en 2022.
[2] Kotzebue Alexandre (von), Bataille de Narva 1700 (peinture historique), 1850, lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Narva_(1700)#/media/Fichier:Battle_of_Narva_1700.JPG (consulté le 3 juillet 2025).
[3] Heller Michel, « 3 – La Guerre du Nord », dans Histoire de la Russie et de son Empire, Paris, Perrin, 2015, pp. 619-659 (1504 p.), lien : https://shs.cairn.info/histoire-de-la-russie-et-de-son-empire–9782262064358-page-619?lang=fr (consulté le 3 juillet 2025).
[4] Frost Robert I., The Northern Wars : War, State and Society in Northeastern Europe, 1558-1721, Harlow, Pearson Education Limited, 2000, 417 p., lien : https://prussia.online/Data/Book/th/the-northern-wars/Frost%20R.%20The%20Northern%20Wars.%20War,%20State%20and%20Society%20in%20Northeastern%20Europe,%201558-1721%20(2000)%20v2,%20OCR.pdf (consulté le 3 juillet 2025).
[5] Géré François, Dictionnaire de la pensée stratégique, Paris, Larousse, 2000, 318 p. ; Lastours Sophie (de), Toukhatchevski, le bâtisseur de l’Armée rouge, Paris, Albin Michel, 1996, 336 p.
[6] Toutain Xavier, « Retour de la haute intensité : comment résoudre le dilemme entre masse et technologie ? », dans Revue Défense Nationale, N° Hors-série, 2021/HS4, pp. 15-28, lien : https://shs.cairn.info/revue-defense-nationale-2021-HS4-page-15?lang=fr&tab=resume (consulté le 3 juillet 2025).
[7] Joxe Alain, « Canetti stratège : la peur de l’autre, la guerre et la démocratie », dans Austriaca : Cahiers universitaires d’information sur l’Autriche, N°61, 2005, pp. 29-35, lien : https://www.persee.fr/doc/austr_0396-4590_2005_num_61_1_4485 (consulté le 3 juillet 2025) ; Et : Austriaca: Cahiers universitaires d’information sur l’Autriche (« Elias Canetti à la Bibliothèque nationale de France »), N°61, 2005, lien : https://www.persee.fr/issue/austr_0396-4590_2005_num_61_1?sectionId=austr_0396-4590_2005_num_61_1_4485 (consulté le 3 juillet 2025).
[8] Canetti Elias, Masse et puissance, Paris, Gallimard, 1986 (1ère parution en 1966), 532 p.







