S.E.M. Safwat IBRAGHITH
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Résumé : Retracer l’Histoire de la question palestinienne depuis la fin de l’époque ottomane, permet de mettre en lumière les racines coloniales, européennes et notamment britanniques du conflit, le sionisme étant favorisé pour servir des intérêts impérialistes. Le mouvement sioniste est créé au xixe siècle et visait à établir un État juif en Palestine, perçue comme une terre sans peuple. Bien que non contraignante, la Déclaration Balfour (1917) a légitimé cette ambition en promettant un « foyer national juif » au détriment des droits des Palestiniens. Après la Première Guerre mondiale, la SDN a confié à la Grande-Bretagne le mandat sur la Palestine, officialisant ainsi la colonisation. Les tensions ont culminé avec le plan de partage de l’ONU (1947) qui mené au déclenchement de la première guerre israélo-arabe et la Nakba (1948-49), l’exode forcé de centaines de milliers de Palestiniens. Depuis, Israël poursuit une politique de colonisation et de nettoyage ethnique soutenue par Washington et d’autres puissances occidentales pendant que les réfugiés palestiniens, dispersés dans le monde, sont toujours privés de leur droit au retour. Des politiques israéliennes et américaines visent à effacer la mémoire de la Nakba et menacent l’UNRWA, or la Paix au Moyen-Orient passe par la reconnaissance des torts commis envers les Palestiniens et le respect du droit international, seule base pour une coexistence juste et durable.
Mots-clés : Nakba, Palestine, État de Palestine, Israël, Proche-Orient, Empire ottoman,
Colonisation, Europe, Grande-Bretagne, Sionisme, Impérialisme, Déclaration Balfour,
Société des Nations, Mandat sur la Palestine, Plan de partage de 1947, État juif, État arabe,
Première guerre israélo-arabe, Exode, Droit au retour, UNRWA, États-Unis d’Amérique, Paix,
Reconnaissance des torts, Droit international.